Attention
Le bas parc est fermé au public du 6 août au 1er septembre. La Grande Cascade n'est donc pas accessible.

CONCERTS ET JEUX D'EAU 2018

9 juin 2018  > 10 juin 2018 Concert , Événement

Dans le cadre de Monuments en musique, le Centre des monuments nationaux présente une nouvelle édition du festival Concerts & jeux d’eau au domaine national de Saint-Cloud, les 9 et 10 juin 2018.

Découvrez gratuitement les musiques du monde grâce à des artistes de talent venus de plusieurs continents. Entre chaque concert, déambulez dans les allées du parc dessiné par André Le Nôtre, à la découverte des fontaines et cascades mises en eau à l’occasion.

Sous la direction artistique de Françoise DEGEORGES de France Musique, la programmation est une nouvelle fois tournée vers les couleurs du monde et invite à une déambulation au son des musiques d’ailleurs.

Puppa LËK SEN vous entrainera dans les lointaines contrées de l’Afrique noire aux sonorités afro mêlant blues, rap, folk ou encore reggae. Sahar MOHAMMADI vous emmènera en Orient via un répertoire de musiques persanes, sublimé par Mahdi TEIMOORI au ney. Au violoncelle ou à la viole d’Amour, Jasser HAJ YOUSSEF maitrisant le répertoire classique et traditionnel du Maghreb, vous fera voyager dans des contrées musicales inexplorées. Vous aurez de grandes chances de vous lancer dans quelques pas de ndombolo (danse originaire du Congo) avec AIMELIA LIAS, qui suit les pas des artistes de la rumba congolaise comme le célèbre Papa Wemba. Quant à Haïg SARIKOUYOUMDJIAN, c’est à travers son instrument de prédilection, le duduk aux sonorités envoûtantes, qu’il vous fera partager son répertoire de musiques arméniennes.

 

À travers Concerts & jeu d’eau, le Centre des monuments nationaux fait ainsi revivre, au sein du domaine national de Saint-Cloud, lieu de fête créé par Monsieur, frère du Roi Louis XIV, un art alliant la musique et le plaisir de l’eau. Les perspectives dessinées par Le Nôtre invitent le visiteur à une balade au cœur des 460 hectares du domaine. Alternant avec les sonorités des instruments et la mélodie des voix ; cascades, jets et bassins s’animent pour le plus grand plaisir des visiteurs.

 

 

    

Programmation

Les artistes

Né en 1985, Haïg Sarikouyoumdjian se met à jouer du duduk à l’âge de treize ans. Il apprend la technique et les nuances de cet instrument auprès de maîtres en Arménie.

Il se familiarise avec le répertoire traditionnel, les subtilités de l’intervalle, les rythmes, les ornements et la modalité.
Après divers projets à partir de 2004, dont des medjlis, un mélange de musique arménienne, de musique contemporaine et de jazz, il se met à jouer dans le monde entier en 2009 avec Jordi SAVALL et Hespèrion XXI.

Pour Concerts et jeux d’eau, il est accompagné de Georgi Minasyan (Duduk) et Tigran Hovannisyan (Dhol).

 

Violoniste, compositeur, musicologue et pédagogue, Jasser HAJ YOUSSEF est l’un des musiciens les plus étonnants de sa génération. Sa parfaite maîtrise du répertoire classique et traditionnel ainsi que ses connaissances en musicologie font de lui l’un des plus brillants représentants de la nouvelle génération de musiciens arabes. La sensualité de ses mélodies, son sens du groove et sa profonde culture musicale lui ont permis de jouer avec les plus grands artistes de son pays natal, la Tunisie, mais aussi de collaborer avec des figures internationales : Barbara HENDRICKS, Didier LOCKWOOD, Sœur Marie KEYROUZ, L. SUBRAMANIAM, Youssou N’DOUR…

S’il reste essentiellement violoniste, il se met au service d’une superbe musique aux multiples facettes : classique, orientale, jazzy, caribéenne, indienne… d’une surprenante modernité et d’un éclectisme salutaire.

Le monde de la musique l’invite largement et on le retrouve tour à tour dirigeant l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée ou les Musiciens du Louvre, avec son quartet de jazz ou en solo sur les scènes les plus prestigieuses. 

 

Longtemps, la musique congolaise a été la seule capable de faire danser toute l'Afrique. Malheureusement pour elle, des concurrents sont apparus en Côte d'Ivoire ou au Nigeria depuis le début du siècle. 

Cela ne l'empêche pas de rester profondément populaire au sein de la diaspora. Ainsi, Aimelia Lias a déjà chanté au Zénith et au Palais Omnisport de Bercy avec ses groupes précédents, à l'époque où il effectuait des passages remarqués au sein de deux des branches de Wenge Musica, l'une des formations les plus appréciées de l'Afrique Centrale, aujourd'hui divisée. 

Pour relancer sa carrière solo, Aimelia Lias dispose d'une arme de séduction massive : une voix de tête digne du regretté Papa Wemba. Mais il détient aussi une parfaite connaissance des recettes du ndombolo, l'actuelle variété congolaise : un rythme implacablement engageant, quelques harmonies vocales sauvages, d'élégantes giclées de guitare et une savante alternance de ralentis et d'accélérations. Suivez le guide, il vous fera danser...

  

La musique classique persane, par sa capacité à se régénérer constamment, s’esquisse comme un phénomène unique en Orient. Au-delà de sa fidélité à la transmission historique, elle privilégie une authenticité de l’émotion, fruit de son héritage mystique. Car ce n’est pas la volonté de créer une beauté d’ordre esthétique qui habite traditionnellement l’artiste : il est supposé lui préférer la recherche du vrai et passeur de la « révélation », s’écarter ainsi de toute tentation narcissique.

Les femmes interprétaient autrefois le grand répertoire du système musical radif et dans un mouvement de renouveau, nombreuses sont celles qui incarnent aujourd’hui encore sa transmission. Sahar MOHAMMADI, appelée par cette vocation, est telle la beauté du jour mue dans une voix noble et incisive. Elle sera accompagnée à l’occasion par Mahdi TEIMOORI, un des « serviteurs » habituels des plus grands chanteurs classiques persans.

  

Natif de Ngor, village de pécheurs au Sénégal, Lëk sèn, de son vrai nom Mouhamed SENE, est auteur-compositeur, arrangeur, guitariste et chanteur. Il a démarré sa carrière en tant que rappeur et a évolué dans le groupe dénommé SSK de Dakar. En collaboration avec des musiciens parisiens, ils ont sorti un album titré "Jog Bala Nacc". Cette phase lui a permis de promouvoir son talent et d'entreprendre une carrière solo. Il va au fil de sa carrière diversifier son style par un mélange d'Afro-folk, Afro-reggae, Afro-blues, Afro-rap, world music…

L'artiste est resté fidèle à la dénomination de son village natal "Ngor", qui signifie dignité en langue Woloff. En effet, de ce principe lébou, il en a fait sa religion, un honneur, pour répondre aux valeurs ancestrales. Adoptant un style engagé, sa pensée philosophique rime avec celles d'érudits qui ont lutté pour la restauration de la dignité noire. Il est ainsi très inspiré par Marcus Garvey, HaÏlé Silassié (Empereur Tafari Makonnen) et Bob Marley entre autres. Cela se reflète dans certains titres de ses albums et sons qui renferment des messages d'appel à la dignité africaine, à l'encrage et la fierté de valeurs à travers les intitulés comme son single "Lift up your head" sorti en 2015.

Informations pratiques 

Concerts gratuits

Entrée gratuite pour les piétons.

Droit d’accès aux automobiles : 5 €

Droit d’accès aux deux et trois roues immatriculés à moteur : 3 €

 

Accès

Métro : Boulogne Pont de Saint-Cloud, ligne 10

Bus : 52, 72, 126, 160, 175, 460, 467

Station Vélib’ : Pont de Saint-Cloud

Tramway : Parc de Saint-Cloud, T2

SNCF : Gare de Saint-Cloud ligne L

En voiture : A13, sortie 2 Boulogne-Billancourt, Saint-Cloud ; accès véhicules par les portes de Saint-Cloud, Garches, Sèvres, Ville d’Avray et Marnes-la-Coquette.