Histoire
article | Temps de Lecture2 min
Histoire
article | Temps de Lecture2 min
Découvrez l'histoire de ce couple au domaine national de Saint-Cloud.
L’histoire de Psyché met en scène une rivalité entre une jeune fille grecque et Vénus, la déesse de la beauté et de l’amour. Fille de roi, Psyché est d’une beauté exceptionnelle. Vénus, jalouse d’elle, contraint les parents de Psyché sous la forme d’un oracle à abandonner leur fille à un monstre. Cupidon, dieu de l’amour et fils de Vénus, la remarque et en tombe amoureux. Il la fait transporter dans son palais et lui rend visite de nuit en secret, dans l’obscurité.
Malheureusement, Psyché étant de nature trop curieuse (ses sœurs, jalouses, lui font croire qu’elle est aimée d’un monstre), allume une lampe à l’huile pour éclairer son compagnon. Elle découvre avec joie sa beauté mais, par la même occasion, le réveille en versant sur son épaule une goutte d’huile brûlante. Cupidon, dont l’identité est alors révélée, craint la colère de sa mère qui déteste Psyché. Il doit quitter immédiatement la jeune fille, désolée.
Vénus, pour se venger, oblige Psyché à accomplir plusieurs épreuves. La dernière consiste à ramener des enfers un élixir de beauté. Malgré l’interdiction, Psyché l’ouvre et s’endort, empoisonnée. Cupidon part à sa recherche et la découvre inconsciente. Il l’embrasse et la ressuscite. Les deux amants se rendent ensuite sur l’Olympe, où ils se marient.
CMN/DNSC
Le couple est représenté debout, se tenant par les épaules. Psyché est vêtue d’une tunique tandis que Cupidon est nu.
Cette statue provient de la collection du comte de Provence au château de Brunoy, où elle est conservée jusqu’à la Révolution Française. Elle est alors réservée par les commissaires et transportée au dépôt de Nesles à Paris (AN, F17 372, n° 2). Marquée pour le Jardin des plantes, elle est décrite en l’an IX au Louvre parmi les objets non placés. N° 49 des envois du Musée Central à Saint-Cloud sur ordre du Ministre de l'Intérieur en date du 19 Messidor an X (8 juillet 1802), elle est enlevée par le marbrier Hersent et placée à Saint-Cloud le 2 octobre 1802.
L'ensemble sculpté figure autour du Bassin des Trois Bouillons sur les inventaires de 1810 jusqu’en 1863-64. Après la guerre de 1870, il est envoyée à Versailles « mutilé » le 14 mars 1872. Une décision du 8 septembre 1933 du Bureau des Monuments historiques autorise sa restauration et son retour à Saint-Cloud, qui est effectif en 1934 après restauration par Rudier. Placée devant le Bassin des Trois Bouillons jusqu'au 16 février 2000, la statue est transférée sur un socle autour du Tapis vert des Trois Bouillons.
CMN/DNSC
© Philippe Biancotto / CMN
© Pascal Lemaître / CMN
CMN/DNSC